06/02/2017
Maladie de Lyme et don de sang

La maladie de Lyme est une infection due à un spirochète appelé Borrelia, transmis par une piqûre de tique et qui peut entraîner, sans traitement, des troubles pathologiques divers (dermatologiques, arthritiques, cardiaques, neurologiques et parfois oculaires). La difficulté du diagnostic de la maladie de Lyme repose sur le  délai entre les signes et la morsure de tique qui est habituellement guérie et oubliée. Toutefois, dans la grande majorité des cas la fièvre accompagne la dissémination de la bactérie.

Maladie de Lyme et don de sang

 

Maladie de Lyme et don de sang

Pas de risque transfusionnel avéré

Dans les années 90, 2 études ont été menées (aux USA et en Allemagne) sur les risques de transmission transfusionnelle sans mise en évidence de cas. Une nouvelle étude a récemment été menée auprès de 33 centres de transfusion aux USA, dont 9 implantés dans des régions endémiques, et donne des conclusions similaires.

Dépistage

Aucun cas de transmission par le sang n’a été à ce jour constaté : c’est ce que relèvent plusieurs études scientifiques documentées. Aussi, en l’absence de risque transfusionnel identifié, il n’existe pas de test de dépistage pré-transfusionnel de borréliose, comme dans l’ensemble des pays du monde.

La sécurité des donneurs et des receveurs, une priorité absolue pour l’EFS


L’entretien prédon, réalisé par un médecin ou un(e) infirmier(e), permet d’interroger le donneur sur ses antécédents médicaux, anciens ou récents, en particulier la fièvre ou tout autre évènement inhabituel (morsure de tique) et ainsi s’assurer que l’utilisation de son sang ne présente pas de risque pour le receveur. De plus, l’hémovigilance à travers les informations post don permet une alerte sur des signes ultérieurs au don. Enfin, sur l’ensemble de la chaîne du don, le système d’hémovigilance et de traçabilité permet une surveillance précise des donneurs avant et après le don. En cas d’information post-don signalée, les produits encore en stock sont détruits et, s’ils ont été transfusés, une information au prescripteur de ces produits est systématique pour une surveillance attentive des receveurs.


Dans le cas de la maladie de Lyme plus particulièrement,  l’EFS rappelle, dans le référentiel qui fournit les directives aux médecins et infirmier(e)s en charge de l’entretien prédon, qu’en cas de morsure dans les 30 derniers jours,

  • la notion d’érythème caractéristique doit être interrogée.
  • L’EFS incite le donneur à un examen personnel attentif et à l’information post-don en cas d’apparition d’un érythème migrant.
  • Si un érythème migrant est observé dans les 30 jours suivant la morsure : ajournement temporaire pendant la durée du traitement antibiotique et jusqu’à 2 semaines après la guérison.
  • Si la maladie de Lyme est confirmée, quel que soit le stade : ajournement pendant la durée du traitement antibiotique et jusqu’à 2 semaines après la guérison.
L’engagement de l’EFS aux côtés du gouvernement

Pour répondre aux besoins de prise en charge des malades, renforcer les outils d’information et développer la recherche sur cette maladie, le gouvernement a décidé d’engager un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques dont le premier comité de pilotage s’est tenu le 20 janvier dernier au ministère des Affaires sociales et de la Santé avec la participation de l’EFS, l’INRA (institut national de la recherche et de l’agronomie), la HAS (Haute autorité de santé) et des associations.