Andréa vit grâce aux dons de plasma.
C'est qui Andréa ?
Andréa a 10 ans. Elle adore le trampoline, jouer dehors, et va rentrer au collège en septembre, pour le plus grand bonheur de ses parents.
Comme tous les enfants de son âge, Andréa court, tombe, se cogne... Mais pour elle, le moindre choc peut tourner à l'urgence vitale, car Andréa est atteinte de la maladie de Willebrand. Elle peut aujourd'hui avoir une vie heureuse et presque normale grâce aux dons de plasma.
Pour raconter son histoire, sa mère Anaïs s'est lancée un défi : courir 300km en huit jours pour sensibiliser aux dons, jusqu'à la porte d'une maison du don. Cette page rassemble son histoire, le rôle vital du plasma et les façons concrètes d'agir, où que vous soyez.
Cette page intégrera le documentaire "La Ligne Rouge d'Andréa" lors de sa publication (rentrée 2026). En attendant, prenez rendez-vous pour un don. En ce début d'été, les réserves sont basses.
Une maladie rare soignée grâce aux dons.
La maladie de Willebrand est un trouble rare de la coagulation qui empêche le sang de s'arrêter de couler normalement. Chez Andréa, elle se double d'une thrombopénie sévère : son taux de plaquettes plafonne autour de 30 000, contre 500 000 chez une personne en bonne santé. Un bleu, un saignement de nez ou une chute anodine peuvent alors vite se transformer en hémorragie.
Ca a été le cas en 2018, quand Andréa a fait une hémorragie intra-crânienne lors des fêtes de fin d'année. Un épisode où ses parents ont cru la perdre, alors qu'elle n'avait que 4 ans.
Depuis sa naissance, Andréa est soignée grâce à des produits sanguins et à des médicaments fabriqués à partir de plasma. Ce n'est pas un confort, c'est sa condition pour vivre, jour après jour. À l'école, ses camarades ont été sensibilisés à sa maladie pour mieux la protéger. Car derrière le mot « rare » se cache une vigilance de chaque instant, à la maison comme en classe.
Pourquoi reçoit-elle des dons de plasma ?
Imaginez un mur à réparer. Les plaquettes sont les briques qui bouchent la brèche, et les facteurs de coagulation contenus dans le plasma sont le ciment qui les tient ensemble. Andréa manque des deux : sans briques ni ciment, son sang ne sait plus colmater une plaie. C'est exactement ce que le don de plasma permet de compenser.
Le plasma est une véritable pharmacie du corps humain. En plus de nutriments et anticorps, il transporte aussi des facteurs de coagulation, qu'aucune molécule de laboratoire ne sait aujourd'hui remplacer. Aujourd'hui, deux tiers des médicaments dérivés du plasma utilisés en France proviennent de l'étranger. Donner son plasma près de chez soi, c'est renforcer cette ressource au plus près des patients qui en dépendent. Votre don de plasma compte, très concrètement, pour des enfants comme Andréa.
Cette dépendance n'a rien d'abstrait. Lors d'un récent passage aux urgences pour un traumatisme crânien, l'hôpital ne disposait plus que d'un demi-flacon du traitement spécifique d'Andréa. C'est dire si chaque don de plasma collecté en amont peut faire la différence le jour où il manque.
Le don de plasma ne soigne pas que les maladies rares. Il intervient aussi après un accident de la route, une opération lourde ou une hémorragie. Chaque année, plus d'un million de patients sont soignés en France grâce aux dons de sang, de plasma et de plaquettes
La maison du don : un lieu d'accueil, pas un hôpital
Il existe un endroit en France où donner son plasma : les maisons du don.
Entrer dans une maison du don, c’est pousser la porte d’un lieu où l’on se sent rapidement à l’aise. Un endroit accueillant, rassurant, où tout est pensé pour que votre don se fasse simplement, dans de bonnes conditions et en toute confiance. C'est aussi le seul endroit où donner son plasma ou ses plaquettes. Contrairement au don de sang, possible en collecte mobile, le don de plasma nécessite une machine spécifique qui ne se déplace pas. Pour aider Andréa et les patients comme elle, la maison du don est donc la destination naturelle.
Ouvertes toute l’année, les maisons du don s’inscrivent dans votre quotidien. Elles offrent un cadre confortable, apaisant, proche de chez vous ou de votre lieu de travail. Que vous veniez pour la première fois ou que vous soyez déjà donneur régulier, elles deviennent peu à peu un repère.
Chaque contibution est cruciale
Quand Anaïs, la mère d'Andréa, a appris la maladie de sa fille, le sport l'a aidée à tenir. Elle en a fait un message, et 10 ans plus tard, en huit jours, cette mère de trois enfants a parcouru 300 kilomètres en courant, jusqu'à la maison du don de sa ville.
Mais l'exploit n'est pas le sujet. Anaïs n'a pas couru pour qu'on l'admire. Elle a couru pour montrer une chose simple à sa fille et à tous ceux qui hésitent : on peut s'adapter, avancer et faire un premier pas, même quand c'est difficile. Sa course n'était qu'une manière d'attirer le regard vers ce qui compte vraiment, la maison du don, au bout du chemin.
Soutenir des patients comme Andréa commence par des gestes à la portée de tous :
- Donner votre sang, votre plasma ou vos plaquettes en maison du don.
- Accompagner un proche qui hésite à franchir la porte pour la première fois.
- Partager cette histoire autour de vous, pour convaincre un futur donneur.
Donner, c'est un geste simple, humain et citoyen. Il est bénévole, volontaire et anonyme, et il n'a besoin d'aucune préparation particulière. Une fois le premier pas franchi, donner devient une évidence
Passez à l'action pour Andréa
L'histoire d'Andréa n'est pas un cas isolé. C'est le quotidien de milliers de patients qui comptent sur le don de plasma. Et la solution tient en un geste qui vous appartient :
- Prenez rendez-vous dans une maison du don près de chez vous.
- Vérifiez votre éligibilité en quelques minutes avec le test en ligne.
- Partagez le documentaire et l'affiche de la campagne pour agrandir la chaîne de solidarité.
Andréa avance malgré sa ligne rouge. À chaque don de plasma, vous prolongez la sienne.