Un malaise est une sensation de faiblesse transitoire qui peut s’accompagner de vertiges et, dans certains cas, d’une courte perte de connaissance. Bien que désagréable, il s'agit d'une réaction naturelle de l'organisme face à une situation inhabituelle.
Un malaise peut survenir pendant le don. On parle alors de malaise immédiat. Il peut parfois aussi survenir après un don quand le donneur a déjà quitté le lieu de collecte. On parle alors de malaise retardé.
Même si cela est peu fréquent, ce qui nous préoccupe c’est quand un malaise se complique par une chute et plus grave encore, s’il survient alors que l’on est au volant. La bonne nouvelle, c’est qu’avec une petite préparation, on peut facilement réduire les risques qu’il se produise.
Est-ce risqué ?
Le malaise se manifeste avant tout par une sensation désagréable. Il survient majoritairement pendant le don, lorsque le donneur est allongé sur le fauteuil de prélèvement. Dans ce cas, il n’est pas grave car le donneur ne peut pas chuter, même s’il perdait connaissance pendant une courte durée. Le risque principal est une perte de connaissance après s'être relevé. Elle peut occasionner une chute et donc un traumatisme lié à cette chute. Pour cela, il est donc essentiel de rester vigilant même une fois le don terminé.
C’est notamment pour prévenir ce risque que nous vous demandons de passer 20 minutes avec nous lors de la pause A+ après le don. (voir la section « Après le don ») Nous profitons de ce moment pour surveiller que vous avez bien supporté le don.
Qui est le plus susceptible de faire des malaises ?
Les nouveaux donneurs sont statistiquement plus sujets aux malaises car ils ne sont pas encore en terrain connu et ressentent plus d’appréhension. Ils peuvent être stressés par la piqure, par la vue du sang, par la peur d’avoir mal… Un cocktail d’éléments pouvant déclencher une réaction inhabituelle du corps.
La bonne nouvelle, c’est que le risque de malaise diminue énormément dès le deuxième don. Faire un malaise la première fois n’est donc pas anormal, et n’implique pas d’en refaire obligatoirement la fois suivante. Le secret réside dans une bonne préparation car il y a des moyens de les éviter. Tout est expliqué dans la rubrique « Bien se préparer avant le don de sang ».
Est-ce que les malaises sont fréquents ?
Ce type de réactions dites « vasovagales immédiates » concerne environ 0,2% des dons (235,9 malaises pour 100 000 dons, soit 1 donneur sur 424), avec une fréquence significativement plus élevée chez les nouveaux donneurs, et les donneurs de moins de 30 ans.

Pour les réactions vasovagales retardées (après avoir quitté le lieu du don), le chiffre tombe à 19,2 sur 100 000, soit 1 personne sur 5208 (Hémovigilance EFS, 2023).

