Le don de sang dans le monde

13/07/2026
5 min
Le don de sang dans le monde
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En France, le don du sang repose sur quatre grands principes :

  • anonymat
  • bénévolat
  • volontariat
  • non profit

Mais qu’en est-il dans le reste du monde ? Comment certains pays mettent en place la récolte de sang et de plasma ? Pourquoi le Chili et le Rwanda transforment leurs manières de collecter le sang et le plasma d'années en années ? Pourquoi d'autres pays peinent à maintenir leurs réserves ?

Cet article est là pour répondre à toutes vos interrogations ! Cet été, suivez nous dans la découverte du système de don à travers le monde !

Épisode 1 : L'Amérique du Sud

L'Amérique du Sud compte près de 440 millions d'habitants et chaque année plusieurs millions de dons de sang y sont réalisés. Pourtant, selon l'Organisation Panaméricaine de la Santé, les besoins restent supérieurs aux quantités collectées dans de nombreux pays.

Pendant longtemps, dans plusieurs pays comme le Chili, le Paraguay, la Bolivie ou encore le Pérou, les réserves de sang ont principalement reposé sur les dons familiaux ou de remplacement. Lorsqu'un patient nécessite une transfusion, ses proches sont invités à donner leur sang afin de reconstituer les stocks utilisés. Ce système permet de répondre à certaines urgences mais ne garantit pas des réserves suffisantes pour tous les patients.

Dans certains pays, des donneurs rémunérés ont également existé. Cette pratique est aujourd'hui fortement déconseillée par l'Organisation Mondiale de la Santé, car elle peut inciter certaines personnes à dissimuler des comportements à risque pour pouvoir donner, augmentant ainsi le risque de transmission de maladies infectieuses.

Aujourd'hui encore, les principaux défis rencontrés dans la région sont nombreux :

  • un nombre insuffisant de donneurs réguliers ;
  • une faible culture du don volontaire dans certains pays ;
  • des inégalités d'accès aux centres de collecte, notamment dans les zones rurales ou montagneuses ;
  • des ressources financières, matérielles et logistiques parfois limitées ;
  • la nécessité de mieux fidéliser les donneurs et de sensibiliser les jeunes générations.

Malgré ces difficultés, la situation évolue progressivement. Depuis une vingtaine d'années, les pays d'Amérique latine, accompagnés par l'Organisation Panaméricaine de la Santé, développent des politiques visant à promouvoir le don volontaire, régulier et non rémunéré, reconnu comme le modèle le plus sûr pour les donneurs comme pour les receveurs. Des pays, comme l'Uruguay par exemple, atteignent désormais une majorité de dons volontaires, tandis que d'autres poursuivent leur transition.

Le Chili : un exemple de transformation

Le Chili illustre particulièrement bien cette évolution grâce au travail mené à Concepción, deuxième bassin urbain du pays.

Parmi les acteurs de cette transformation figure Cristina Martinez, médecin spécialiste de la transfusion sanguine et responsable du centre de transfusion sanguine de Concepción jusqu’à récemment. Très investie dans la promotion du don volontaire, elle est devenue une référence en Amérique latine pour la modernisation des systèmes de collecte. Son engagement lui a permis de collaborer avec de nombreux partenaires nationaux et internationaux afin de faire évoluer les pratiques et de renforcer la sécurité transfusionnelle.

Lorsque la Dr Cristina Martinez débute ce projet dans les années 80, le Chili fait face à une situation préoccupante : les besoins en produits sanguins dépassent les quantités collectées et la très grande majorité des dons provient encore des proches des patients. Les dons volontaires représentent alors seulement 3 % des donneurs au niveau national.

Afin de changer durablement les habitudes, un projet pilote est lancé à Concepción, qui compte déjà 25% de donneurs altruistes. Son objectif est de développer une véritable culture du don bénévole et de faciliter l'accès au don.

Plusieurs actions sont mises en œuvre :

  • la création d'un centre de collecte fixe accueillant les donneurs toute l'année ;
  • le développement de collectes mobiles dans les universités, les entreprises et les lieux publics ;
  • des campagnes de communication destinées à informer le grand public sur l'importance du don volontaire ;
  • l'amélioration de l'accueil et de l'accompagnement des donneurs afin de favoriser leur fidélisation ;
  • la formation des professionnels de santé aux bonnes pratiques transfusionnelles ;
  • le développement de partenariats avec les associations locales, la Croix-Rouge et des équipes internationales, notamment françaises.

Les résultats sont particulièrement encourageants. Au sein du centre de Concepción, la proportion de donneurs volontaires atteint 80 % en 2025, soit une progression remarquable par rapport à la moyenne nationale. Cette évolution s'accompagne d'une amélioration de la qualité et de la sécurité des produits sanguins grâce à une meilleure sélection des donneurs, à leur fidélisation et à un suivi plus rigoureux.

Au-delà des chiffres, cette expérience démontre qu'un changement de culture est possible lorsqu'il s'appuie sur l'information, la proximité avec les citoyens et la confiance envers les équipes médicales.

Un enjeu mondial

L'exemple du Chili montre qu'il est possible de faire évoluer un système transfusionnel grâce à des campagnes de sensibilisation, à la création de centres de collecte accessibles et à la coopération internationale.

En France, ces principes éthiques et de sécurité sont déjà largement appliqués. Pourtant, les besoins restent quotidiens : les produits sanguins ont une durée de conservation limitée et les besoins des hôpitaux sont constants. S’y ajoute la nécessité de développer de façon importante le don de plasma pour la fabrication de médicaments dérivés du sang. Comme partout dans le monde, la sécurité transfusionnelle repose avant tout sur la générosité et la fidélité des donneurs.

 

Sources :

“El tema monetario nos hace olvidar que nos comprometimos a cuidar la vida de las personas” | Colegio Medico de Chile

Blood donation in Chile: Replacement and volunteer donors - ScienceDirect

PAHO: Voluntary blood donation rises in Latin America and the Caribbean, but challenges remain - PAHO/WHO | Pan American Health Organization

Blood safety and availability

Épisode 2 : L'Afrique

L'Afrique compte plus de 1,5 milliard d'habitants répartis dans 54 pays. Chaque année, plusieurs millions de dons de sang y sont réalisés afin de répondre aux besoins des hôpitaux. Pourtant, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les besoins restent supérieurs aux quantités collectées dans de nombreux pays africains, notamment en raison d'une forte demande liée aux complications de l'accouchement, aux accidents de la route, aux interventions chirurgicales et à la prise en charge des enfants souffrant d'anémie sévère.

Dans de nombreux pays africains, les réserves de sang reposent encore en partie sur les dons familiaux ou de remplacement. Lorsqu'un patient a besoin d'une transfusion, ses proches sont sollicités pour donner leur sang afin de reconstituer les stocks utilisés. Ce système permet de répondre à certaines situations d'urgence mais ne garantit pas des réserves suffisantes pour tous les patients. Dans de nombreux pays africains, le manque de dons de sang ne s'explique pas uniquement par des difficultés d'organisation ou d'accès aux sites de collecte. Les croyances culturelles, les idées reçues et la méconnaissance du don jouent également un rôle important dans la réticence de certaines personnes à devenir donneurs.

L'une des croyances les plus répandues est que donner son sang affaiblit durablement l'organisme. Certaines personnes craignent de perdre leur force physique, de ne plus pouvoir travailler ou de tomber malades après un don. Pourtant, un adulte en bonne santé reconstitue rapidement le volume de plasma perdu, tandis que les globules rouges sont progressivement renouvelés par l'organisme dans les semaines qui suivent.

Dans plusieurs régions, le sang est également considéré comme un élément vital chargé d'une forte valeur symbolique ou spirituelle. Il peut être perçu comme le siège de la force, de l'énergie ou même de l'âme. Donner une partie de son sang est alors parfois vécu comme une perte d'énergie ou une mise en danger de son équilibre. Ces représentations, profondément ancrées dans certaines traditions, peuvent rendre le don plus difficile à accepter.

La peur de la contamination constitue un autre frein. Certaines personnes redoutent d'être infectées lors du prélèvement ou pensent que le matériel utilisé n'est pas suffisamment stérile. En réalité, les dons de sang sont réalisés avec du matériel à usage unique, éliminant tout risque de transmission d'une maladie au donneur.

Ces croyances ne sont pas propres au continent africain. Avant la mise en place de vastes campagnes d'information, des idées similaires existaient également en Europe, en Asie ou en Amérique. Aujourd'hui encore, elles persistent dans certains pays. C'est pourquoi la sensibilisation joue un rôle essentiel. En informant le public sur le déroulement du don, sur la sécurité des prélèvements et sur l'importance des transfusions pour sauver des vies, les services de transfusion contribuent progressivement à faire évoluer les mentalités.

Exemple du Cameroun :

A Yaoundé, une campagne spéciale pour le don du sang est organisée par le Centre national de transfusion sanguine du Cameroun avec le soutien de l'ambassade des États-Unis, dans l'objectif de recruter de nouveaux donneurs et de fidéliser les volontaires réguliers. Placée sous le thème mondial « Une goutte d’humanité. Donnez votre sang. Sauvez des vies », cette initiative vise à rappeler l’importance du don de sang pour répondre aux nombreuses urgences médicales du pays.

Chaque jour, les établissements de santé ont besoin de produits sanguins. Malgré des progrès enregistrés ces dernières années, les besoins restent largement supérieurs aux ressources disponibles. Le Cameroun nécessite environ 400 000 poches de sang par an pour couvrir la demande nationale. En 2025, 186 500 poches ont été collectées, contre un peu plus de 147 000 en 2022. Cette hausse a permis de faire progresser la couverture transfusionnelle nationale de 37 % à 47 %, mais le déficit demeure supérieur à 200 000 poches par an.

La situation varie fortement selon les régions. Si les régions du Centre, du Littoral et de l’Est atteignent environ 60 % de couverture des besoins, le Sud, le Nord et l’Extrême-Nord restent sous la barre des 30 %. Ces disparités exposent certains hôpitaux à des ruptures de stock fréquentes, notamment dans les zones où les campagnes de collecte sont moins régulières et où les conditions logistiques compliquent l’organisation des dons. Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est désormais de développer une véritable culture du don volontaire, régulier et non rémunéré, considérée comme la meilleure garantie d’un approvisionnement sûr et durable.

 

Le Rwanda : un exemple d'organisation

Le Rwanda illustre les progrès réalisés en matière de transfusion sanguine en Afrique. Depuis plusieurs années, le pays a renforcé son système national grâce à la création d'un réseau de collecte coordonné à l'échelle du territoire et à d'importantes campagnes de sensibilisation.

Plusieurs actions ont été mises en œuvre :

  • le développement de centres de collecte régionaux ;
  • l'organisation régulière de collectes mobiles dans les établissements scolaires, les universités et les entreprises ;
  • des campagnes de communication destinées à promouvoir le don volontaire auprès de la population ;
  • la formation des professionnels de santé aux bonnes pratiques transfusionnelles ;
  • le renforcement du dépistage systématique des maladies transmissibles afin de garantir la sécurité des produits sanguins.

Ces actions ont permis d'augmenter progressivement le nombre de donneurs volontaires et d'améliorer la disponibilité des produits sanguins pour les patients. Le Rwanda est aujourd'hui considéré comme l'un des pays africains ayant développé un système de transfusion particulièrement structuré.

Malgré les différences entre les pays, l'objectif reste identique : disposer de réserves de sang sûres et suffisantes pour répondre aux besoins des patients. En Afrique comme en France, la sécurité transfusionnelle repose avant tout sur la générosité des donneurs, la qualité des contrôles réalisés et la fidélisation des donneurs volontaires.

 

Sources :

Rwanda- JMDS : Promotion de la culture du don de sang - Le Canapé

Le don de sang, otage des superstitions en Afrique - Afrique Sub-Saharienne

Don de sang en Afrique : enjeux économiques et barrière culturelles - Semen Africa

En Afrique, les services de transfusion sanguine manquent de donneurs - Allo Docteurs

Au Bénin, de nouvelles stratégies pour le don de sang

Le Cameroun mobilise pour le don de sang avec l'aide des Etats-Unis

Episode 3 : L'Asie

Le don de sang est un élément essentiel des systèmes de santé, car il permet de sauver des millions de vies chaque année. Les transfusions sanguines sont indispensables lors d'interventions chirurgicales, d'accidents graves, de complications liées à l'accouchement ou encore pour traiter certaines maladies comme les cancers, les leucémies et les maladies génétiques du sang. L'Asie, qui regroupe plus de 4,8 milliards d'habitants, représente près de 60 % de la population mondiale. Les besoins en produits sanguins y sont donc considérables. Pourtant, les systèmes de collecte du sang diffèrent fortement selon les pays en raison des écarts de développement économique, des infrastructures médicales et des habitudes culturelles.

Dans les pays les plus développés d'Asie, comme le Japon, la Corée du Sud ou Singapour, le don de sang repose presque exclusivement sur des donneurs volontaires et bénévoles. Les autorités sanitaires organisent régulièrement des campagnes de sensibilisation dans les écoles, les universités, les entreprises et les lieux publics afin d'encourager les citoyens à donner leur sang. Les dons sont réalisés dans des centres spécialisés ou dans des unités mobiles, puis les produits sanguins sont systématiquement analysés afin de garantir leur sécurité.

En revanche, dans plusieurs pays en développement, notamment en Inde, au Bangladesh, au Pakistan ou dans certaines régions d'Asie du Sud-Est, les réserves de sang restent insuffisantes. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, de nombreux pays de cette région dépendent encore largement des dons effectués par les proches des patients (« dons de remplacement »), faute d'un nombre suffisant de donneurs volontaires réguliers. L'OMS encourage tous les pays à atteindre un objectif de 100 % de dons volontaires et non rémunérés, afin d'améliorer la sécurité des transfusions et de garantir un approvisionnement stable.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses :

  • manque de centres de collecte
  • inégalités d'accès aux soins
  • faible sensibilisation de la population et 
  • certaines croyances qui découragent le don.

Les gouvernements investissent progressivement dans des laboratoires plus performants, dans la formation du personnel médical et dans des campagnes d'information pour augmenter le nombre de donneurs.

Le don de sang en Inde

L'Inde possède l'un des plus grands systèmes de transfusion sanguine au monde en raison de sa population de plus de 1,4 milliard d'habitants. Chaque année, le pays a besoin d'environ 15 millions d'unités de sang pour répondre aux besoins des hôpitaux. Ces transfusions sont indispensables pour les victimes d'accidents de la route, les interventions chirurgicales, les femmes souffrant de complications lors de l'accouchement, les patients atteints de cancers ainsi que les personnes atteintes de maladies du sang comme la thalassémie, une maladie génétique relativement fréquente en Inde qui nécessite des transfusions régulières.

Le système de collecte est coordonné par le gouvernement indien à travers le National Blood Transfusion Council, en collaboration avec les gouvernements des États, les hôpitaux publics et privés ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales. Le pays compte plus de 3 800 banques de sang, réparties sur l'ensemble du territoire. Malgré ce réseau important, leur répartition est inégale : les grandes villes disposent généralement d'infrastructures modernes, tandis que les zones rurales rencontrent davantage de difficultés d'accès aux services de transfusion.

Depuis plusieurs années, les autorités cherchent à augmenter la part des dons volontaires et non rémunérés, considérés comme les plus sûrs par l'Organisation Mondiale de la Santé. Des campagnes de sensibilisation sont organisées dans les écoles, les universités, les entreprises et les administrations. De nombreuses collectes mobiles sont également mises en place afin d'atteindre les populations vivant loin des grandes villes.

Cependant, plusieurs difficultés persistent. Dans certaines régions, des croyances ou des idées reçues amènent certaines personnes à penser que donner son sang peut affaiblir durablement l'organisme ou provoquer des problèmes de santé. Ces fausses croyances réduisent le nombre de donneurs. De plus, les périodes de fortes chaleurs, les catastrophes naturelles ou certaines épidémies peuvent entraîner une baisse importante des dons, provoquant des pénuries temporaires.

L'Inde doit également assurer la sécurité des produits sanguins. Chaque don est testé pour détecter plusieurs maladies transmissibles par le sang, notamment le VIH, les hépatites B et C ainsi que la syphilis. Les autorités poursuivent leurs investissements afin d'améliorer les laboratoires, la conservation des produits sanguins et la traçabilité des dons.

Malgré ces défis, la situation s'améliore progressivement. Le nombre de donneurs volontaires augmente chaque année grâce aux campagnes de sensibilisation et au développement des infrastructures. L'objectif des autorités est d'assurer un approvisionnement suffisant en sang dans tout le pays et de garantir des transfusions sûres pour l'ensemble de la population, quel que soit son lieu de résidence.

Les différences avec le système français

En France, le système de don de sang est particulièrement structuré. En 2024, la France a enregistré plus de 2,6 millions de dons de sang, réalisés par environ 1,5 million de donneurs. Ces dons permettent de soigner près d'un million de patients chaque année. Comparé à de nombreux pays asiatiques, le système français est plus homogène et offre une meilleure couverture du territoire. Les besoins restent toutefois importants : les hôpitaux ont besoin de 10 000 dons de sang chaque jour pour répondre aux besoins des patients. En Asie, certains pays disposent de systèmes de très haut niveaux comparables à celui de la France, tandis que d'autres doivent encore renforcer leurs infrastructures et développer le don volontaire pour répondre à la demande croissante.

 

Sources :

Le don de sang: comment ça marche à Singapour?

Don de sang par pays — Wikipédia

Spécificité du don du sang et de la transfusion sanguine en Inde

L'Amérique du Nord regroupe des systèmes de collecte très différents selon les pays. Si l'objectif est partout le même : soigner les patients grâce aux dons, les principes qui encadrent le don de sang et de plasma ne sont pas toujours les mêmes qu'en France.

Au Canada, le modèle est très proche du système français. Les dons de sang et de plasma destinés aux transfusions sont réalisés de manière volontaire et non rémunérée. Ils sont organisés par la Société canadienne du sang dans la plupart des provinces, tandis que le Québec dispose de son propre organisme, Héma-Québec. Comme en France, les campagnes de sensibilisation mettent en avant la solidarité et l'engagement citoyen plutôt qu'une contrepartie financière. Le Canada dépend encore largement du plasma collecté aux États-Unis pour fabriquer certains médicaments. C'est pourquoi les Services canadiens du sang poursuivent depuis plusieurs années une stratégie visant à augmenter fortement les dons volontaires de plasma. Le réseau canadien continue d'ouvrir de nouveaux centres spécialisés dans le don de plasma afin de réduire cette dépendance aux importations américaines et de sécuriser l'approvisionnement national.

 

Aux États-Unis, le fonctionnement est plus nuancé. Il y a un besoin de 38 000 dons de sang par jour pour 349 millions d’habitants. Les dons de sang destinés aux transfusions sont, eux aussi, principalement bénévoles. Ils sont collectés par des organismes comme l'American Red Cross, des hôpitaux ou des centres communautaires. La grande différence concerne le plasma destiné à la fabrication de médicaments dérivés du plasma. Contrairement à la France, la majorité des dons sont réalisés dans des centres privés où les donneurs reçoivent une compensation financière. Ce modèle permet aux États-Unis de produire une très grande quantité de plasma et d'assurer une part importante de l'approvisionnement mondial en médicaments indispensables au traitement de nombreuses maladies rares, déficits immunitaires ou troubles de la coagulation.

 

En France, aucune rémunération n'est versée aux donneurs, qu'il s'agisse d'un don de sang, de plasma ou de plaquettes. Cette approche vise à garantir que le don reste un geste libre, désintéressé et réalisé dans l'intérêt exclusif des patients. Si le modèle américain permet une collecte très importante de plasma grâce à la rémunération des donneurs, le système français fait le choix de privilégier une solidarité entièrement bénévole. Deux approches différentes, avec un même objectif : permettre à des milliers de patients d'être soignés chaque jour grâce aux dons.

❤️ En France, chaque don compte. Les besoins en produits sanguins sont quotidiens et constants. Un don de sang permet de soigner des personnes victimes d'accidents, atteintes de cancers ou de maladies du sang, tandis que le don de plasma est indispensable à la fabrication de médicaments utilisés par des milliers de patients souffrant de maladies rares ou de déficits immunitaires.

 

Que vous choisissiez de donner votre sang ou votre plasma, vous participez à une chaîne de solidarité unique.

Si vous êtes éligible, n'hésitez pas à prendre rendez-vous dans une Maison du don (pour un don de sang, de plasma ou de plaquettes) ou lors d'une collecte mobile (pour un don de sang) près de chez vous : votre geste peut faire toute la différence pour des patients qui en ont besoin chaque jour.

 

Sources :

Document d’information : le Plasma | Société canadienne du sang

Santé : les dons de sang à travers le monde et le business des ventes de plasma aux États-Unis | franceinfo

Comment et où donner son sang aux États-Unis

Aux États-Unis, on vend son plasma pour arrondir ses fins de mois

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