Assurant le service public de la transfusion sanguine, l’EFS est garant de l’autosuffisance nationale en produits sanguins. En France, le don de sang est fondé sur des valeurs éthiques, qui constituent un gage de sécurité pour les donneurs et les receveurs.

Les quatre valeurs-clefs liées au don

Les 4 valeurs-clefs liées au don

En France, 4valeurs fondent le don de sang et animent l’activité de l’Etablissement français du sang (EFS) au service des donneurs et des malades :


1. L’anonymat : seul l’EFS connaît l’identité du donneur et du receveur, ainsi que les données les concernant.

2. Le volontariat : le don de sang est un acte librement accompli, sans aucune contrainte.

3. Le non-profit : le sang et les produits sanguins ne peuvent être source de profit.

4. Le bénévolat : le don de sang est bénévole et ne peut être rémunéré sous quelque forme que ce soit.

 

Le bénévolat : une garantie de sécurité

Le bénévolat : une garantie de sécurité

La plupart des études épidémiologiques vont dans le même sens : quel que soit le pays, le modèle transfusionnel fondé sur le don bénévole est plus sûr que celui fondé sur le don rémunéré.

Pourquoi ? Parce que le donneur bénévole donne volontairement, par générosité et altruisme, sans attendre de rémunération en retour. C’est une démarche choisie qui le rend plus enclin à communiquer au médecin de l’EFS des informations sincères et complètes sur sa santé. Ce qui contribue à garantir sa sécurité et celle du malade qui recevra les produits sanguins.

Au contraire, le donneur rémunéré peut être motivé par l’argent. Pour être « payé », il pourra être tenté de dissimuler son véritable état de santé ; ce qui accroît le risque de transmettre au malade un virus ou une bactérie lors de la transfusion. Il pourra également être tenté de donner trop ou trop souvent, ce qui peut menacer sa propre santé.

Promouvoir le don éthique

Promouvoir le don éthique

Le don éthique est régi par la loi du 21 juillet 1952 – fondant le système transfusionnel actuel – qui interdit de faire commerce de son corps et garantit à tous les malades les mêmes droits. Anonyme et bénévole, le don de sang ne peut ni être affecté à un malade précis, ni vendu avec profit.

L’autosuffisance nationale en produits sanguins est « la » mission de l’EFS. Développer la collecte au plus près des donneurs, gérer avec rigueur les réserves de produits sanguins, qui ont une durée de vie limitée, et réfléchir avec les prescripteurs au « transfuser juste et mieux » : tels sont les moyens mis en œuvre par l'EFS pour rester fidèle à ce choix de société.

L’opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France

L’opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France

Créé le 1er janvier 2000 par la loi du 1er juillet 1998, l’EFS est l’opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France. Placé sous la tutelle du ministère en charge de la Santé, il a pour mission première –de service public – d’assurer l’autosuffisance de la France en produits sanguins dans des conditions de sécurité et de qualité optimales.

L’EFS a le monopole du prélèvement de sang, de la préparation des produits sanguins, de la qualification biologique des dons et de la distribution des produits sanguins aux établissements de santé. Il assure aussi l’approvisionnement en plasma du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), en vue de la fabrication de médicaments dérivés du sang. Une opération qui permet de soigner plus de 500 000 malades chaque année en France.

L’EFS au cœur du système de santé français

L’EFS au cœur du système de santé français

Composé d’un siège national et de 15 établissements régionaux (12 en France métropolitaine et 3 dans les DOM), l’EFS fournit plus de 1 500 établissements de santé – hôpitaux et cliniques – partout en France. Il est en effet présent sur l’ensemble du territoire avec ses 132 sites fixes de collecte et ses 40 000 collectes mobiles organisées chaque année.